Mon Histoire....
Chacun de nous, dans le jardin secret de son coeur, cultive les souvenirs de ses rêves d'enfance. Je n'échappe pas à cette marotte et mon amour pour les « Patous » remonte à l'aube de mon adolescence.


A l'aurore de mes jeunes années, je venais tout juste d'avoir dix ans,
quand le « Montagne des Pyrénées » a soudainement fait irruption dans ma
vie. Tout a débuté en classe avec la lecture et les exercices de
rédaction sur les thèmes du livre de « Belle & Sébastien ». Par la suite,
j'ai regardée avec fascination le dessin animé. Enfin la Télévision a
monopolisée le sujet dans un film saga ou je n'ai pas raté un seul épisode
de ce feuilleton.
Littéralement
envoûtée par l'histoire de ce petit garçon né dans un refuge de haute
montagne le jour de la Saint-Sébastien. Admirative et fascinée surtout par
cette grande chienne blanche, née un 20 janvier, le même jour que Sébastien.
Troublée et émue par l'adversité des humains envers cette chienne « Belle
». Après six années de pérégrinations et de vicissitudes, elle trouva enfin
refuge auprès de Sébastien.
Ce garçon au caractère sauvage, orphelin à sa naissance, adopté peu après
par le vieux «César». Dans ce foyer, il grandit solitaire et indépendant
au sein d'une riante vallée Pyrénéenne. Le roman relate ensuite le profond
amour qui réunira Belle et Sébastien au fil de leurs équipées.

Petite fille je rêvais alors, comme dans le livre, de posséder une grande
chienne blanche à l'image de «Belle». A cette étape de ma vie cette
rencontre déclencha en moi un engouement exceptionnel pour la gente
canine. Cela deviendra au fil des années une passion dévorante et
légendaire avec les chiens.
Mais quand on
est une jeune fille adolescente, il y a loin du rêve à la réalité. Malgré
mes demandes pressantes ma mère, infatigablement refusait d'ouvrir notre
porte à une « Belle ».
Ses arguments équivoques, face à mes supplications, demeuraient toujours les
mêmes : Parce que trop gros, trop de poil, trop « si », trop « ça », etc...
! Mais cela ne m'empêchait pas dès lors, d'économiser pièce par pièce, sur
mon argent de poche, dans l'espoir d'acheter sans tarder une « Belle », que
j'imaginai virtuellement à mes cotés.
Malheureusement, mes parents ne cédèrent pas, d'autant que notre maison
hébergeait déjà deux épagneuls breton plus un autre chien bâtard. Alors un
« Montagne des Pyrénées » en plus ! Il était vain d'y songer. Néanmoins je
persistais toujours inlassablement dans mon rêve.
Les années
passèrent, puis à 14 ans pour Noël, mon amour du chien a été devancé par ma
tante GINON, propriétaire de l'élevage de Berger de Beauce « De la Trottière
». Ce cadeau de la famille venait à point nommé. Ma mère réticente ne trouva
plus rien à redire, face au concept sacro saint de « l'esprit de famille
GINON ». J'ai craqué, pris au piège de ce gros toutou noir et feu, « Briska
» une chienne Beauceronne. Malgré tout, dans un coin caché de mon coeur,
sommeillais inlassablement l'image de « Belle ».
Ma vocation s'est affirmée au fil des années. Tout naturellement un second
chien m'est apparu indispensable. J'ai porté mon choix sur un coup de
coeur, pour un chiot que j'ai nommé «Flash ». Et ce fut un total bonheur
entre nous. Avec « Flash » nous nous sommes entièrement immergés dans le
monde canin. Enchaînant les expositions et concours, accaparant les premiers
prix, champion de beauté, nous nous sommes fait un nom.
Hélas la vie
d'un chien est trop courte, quand il a quitté notre monde j'étais
désemparée, je me suis sentie seule et abandonnée. C'est alors que la
petite flamme de « Belle » enracinée au fond de mon coeur, est venue me
réconforter. La grande chienne blanche était toujours présente pour me
consoler.
Ma décision fut prise. Après plus de vingt années d'attente, j'ai résolue
de réaliser mon rêve d'enfance. J'ai entrepris de nombreuses recherches,
sélectionné avec soins des dizaines d'origines, vérifié la consanguinité. Et
enfin, j'ai découvert ma « Belle ». Elle deviendra bientôt la souche des
Montagnes des Pyrénées « de la Plaine d'Astrée ».
Aujourd'hui, d'autres chiennes
sont venues rejoindre l'élevage. Elles sont issues de lignées
différentes et complémentaires. J'attache en effet beaucoup d'importance pour
éviter toute consanguinité excessive dans mes produits.
Enfin pour étoffer ma lignée un étalon "VERMONT DU MAS DE LA VALLIERE" fils
des MULTI-CHAMPIONS - NANGHA DU NEOUVIELLE - et - NOUSTAMIC DU NEOUVIELLE -
a été acquis
à l'élevage.
Tous ces Patous sont
maintenant en pleine forme, tous sont radiographiés, identifiés
génétiquement et les petits babys ne seraient tardés à
naître.
Attention, ce n’est pas pour autant que j’abandonne mes Beaucerons !
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et voilà... "MA BELLE"

le jour de ses trois mois,
portrait typique de sa race...